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Géographie

 

Le Fouta s’étend de Dagana jusqu’à Bakel. Il comprend 2 régions : celle de Saint Louis avec pour département Podor et celle de Matam avec la ville de Kanel comme département. Bakel est aussi un département faisant parti de la région de Tambacounda.

Le Fleuve Sénégal s’écoule paisiblement en marquant la frontière avec le Mali à l’Est et avec la Mauritanie au Nord. Il est formé par la réunion de deux cours d’eau, le Bafing et le Bakoye (en langue Manding, Bafing veut dire fleuve noir et Bakoye, fleuve blanc). La vallée (Le Fouta) est une plaine alluviale encadrée par des régions semi-désertiques. Entre le Diéri, zone sèche favorable à l’élevage, et le Walo, zone agricole inondable aux terres fertiles et aux sols argileux, où se pratique la riziculture irriguée, se succèdent villages peuls, wolof et maures...

 

 

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Le Diéri, dans les terres du Fouta

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 Le Fleuve Sénégal, sur l'autre rive : la Mauritanie

                                                                  

Relief

 

La Vallée du Fleuve Sénégal se distingue par un relief assez plat qui est généralement inférieur à 100 mètres d’altitude. On note quelques dunes et petites buttes dans la partie non-inondable de la vallée (ce que l’on appelle le Diéri), et un relief plus élevé au niveau des zones inondables (le Walo).

  

 Le Climat

 

Inutile de vous le répéter, au Fouta vous ne serez pas déçu par le manque de soleil ! Entre Dagana et Bakel, c’est un climat de type Sahélien caractérisé par 2 saisons bien distinctes : la saison sèche et la saison pluvieuse.

 

* Saison sèche : entre novembre et juin, soit 8 mois de l’année. Durant cette saison cohabite deux périodes. De novembre à février, une période un peu plus fraîche (façon de parler bien sur, tout est relatif) avec des vents forts, secs et frais et de grands écarts de température entre le petit matin et l’après-midi. Le soir, il est difficile de passer la nuit sans avoir une bonne doudoune sur soi mais l’après-midi, le climat est bon, ni trop froid, ni trop chaud. C’est le meilleure moment pour venir visiter le Fouta, avant l’arrivée de l’extrême chaleur. Puis de mars à juin, une période qui se manifeste par un vent très chaud et sec pouvant atteindre les 70 km/h, accompagné de poussière (l’Harmattan). Ce vent contribue à l’élévation des températures et il n’est pas rare de voir des feux de brousse dans les coins reculés. Il est difficile de sortir de chez soi lorsque ce vent se met à souffler tellement la poussière nous prend la gorge, les yeux et le nez, heureusement ce n’est pas tous les jours. A partir du mois d’Avril, les températures augmentent considérablement et très rapidement. Il faut compter dans les 50° et parfois plus à la mi-Avril…

 

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Le Fouta à la saison séche 

 

* Saison des pluies : elle s’étale de la fin juin au début du mois d’octobre. C’est à ce moment que le Fouta change du tout au tout. La végétation fait son apparition, les arbres sortent leurs fleurs et les champs commencent à être cultivés, oui c’est à cette saison que le Fouta change de couleur et qu’il passe du jaune sable au vert. Des pluies fortes se mettent à tomber, l’orage gronde, les éclairs retentissent, et les marigots se remplissent d’eau. Certains villages de brousse sont totalement inondés et les villageois ne peuvent même pas se rendre sur la route goudronnée pendant des semaines entières.

 

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 Le village de Gawdé Bofé durant la saison des pluies, la verdure renaît

 

La Faune

 

Il y a longtemps, précisément jusqu’au milieu du 20ème siècle, la vallée du fleuve Sénégal, entre Dagana et Bakel, était le berceau d’une importante et riche faune. On y rencontrait un bon nombre d’espèce animale, des herbivores aux insectes, passant par les félins, les animaux aquatiques, les oiseaux et les reptiles. Il faut bien s’imaginer que le paysage que l’on voit actuellement au Fouta n’était pas du tout le même quelques dizaines d’années en arrière. J’ai rencontré beaucoup de personnes âgées d’environ 40 à 50 ans qui m’ont raconté leur enfance et m’ont expliqué qu’étant enfant ils ne se rendaient pas seul aux champs car il y avait des risques de croiser des fauves sur le chemin. On pouvait alors comparer le Fouta à ce que l’on appelle aujourd’hui la savane. Aujourd’hui, les fauves sont partis, comme la plupart des autres animaux et des espèces végétales à cause de plusieurs facteurs naturels et humains combinés. Un grand nombre d’espèce a disparu et d’autres sont actuellement en voie d’extinction. On peut toujours voir le long de la route une multitude de petits singes, parfois des phacochères, sinon on se contentera des traditionnelles vaches, des chevaux, des ânes, des poules ainsi que des moutons ! et parfois du côté d'Ourossogui ... des chameaux.

 

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 L'animal emblématique du Fouta : la Vache